Pour ce dernier article d’une série de sept Jean-Jacques Crèvecoeur nous invite à transmuter la mort en une nouvelle vie…Les personnes intéressées par les différentes transformations développées par Jean-Jacques pourrons se procurer sa formation complète pour approfondir chacun des exercices qui vous ont été proposés….

Bonne lecture je vous retrouve en fin d’article….

« Les vrais philosophes s’exercent à mourir, et ils sont, de tous les hommes, ceux qui ont le moins peur de la mort », écrivait Platon. Curieuse idée que celle de s’exercer à mourir. Cela voulait-il dire que ce philosophe grec du cinquième siècle avant notre ère avait des idées suicidaires ? Pas du tout, bien au contraire ! Ce que ce grand penseur voulait dire, c’est que si nous passons notre vie à essayer d’éviter de mourir, nous nous empêchons de vivre pleinement notre vie…

Car la réalité de la mort physique est une des grandes certitudes existentielles dont le caractère inévitable saute aux yeux de tous ! Woody Allen résumait parfaitement cette réalité en rappelant que « la vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible. »
Quoi de plus sombre donc que la mort ? Quoi de plus négatif aux yeux de beaucoup ? Pourtant, une alchimie est possible également dans ce domaine…

Pour ce faire, je vous invite à vous interroger avec moi sur la nature de la mort,surnommée dans la littérature comme la grande faucheuse… Si nous partons de la symbolique associée à la mort, on retrouve souvent des faux, des épées, des ciseaux. Tous des instruments faits pour faucher, pour trancher, pour couper. À première vue, il n’y a que du négatif dans ce geste, car il manifeste la fin de quelque chose. Lorsque les blés sont fauchés, leur croissance et leur mûrissement sont stoppés net. Lorsque le fil de la vie est coupé, notre vie s’arrête inexorablement, brutalement. Et cette idée nous effraie.

Pourtant, l’alchimie nous invite à changer notre regard sur cette réalité qu’est la mort. Elle nous invite à comprendre que la mort est absolument nécessaire à la vie.À commencer par ce tout premier geste posé par la sage-femme depuis des millénaires : couper le cordon ombilical ! Si ce cordon n’avait pas été tranché pour nous, nous n’aurions jamais pu entrer dans la vie dans toute sa plénitude. Mais cette arrivée dans le monde nous a tellement traumatisé (voir le troisième conseil relatif aux peurs) que nous sommes terrorrisé à l’idée de revivre une nouvelle coupure. Pourtant, n’est-ce pas la coupure qui permet une nouvelle vie ?

Prenons quelques exemples parmi beaucoup d’autres. Pour m’engager en couple vis-à-vis d’une personne, il faut que je renonce à tous les autres possibles… Pour choisir de travailler sur un projet, il faut (temporairement du moins) tuer tous les autres projets… Pour évoluer en tant qu’individu, il faut que je me coupe de ce qui me rattache à mon passé pour pouvoir y être infidèle… Pour mûrir et devenir adulte, il faut que je perde mon innocence d’enfant… Pour créer de la nouveauté, je dois transgresser l’ordre établi, le statu quo…

Or, nous avons tellement peur de rompre, de couper, de trancher, de tuer, de renoncer, de nous limiter que nous restons prisonnier du passé, de l’ancien, de notre culture, de notre famille, de notre religion. Avec pour résultat que nous ne vivons pas pleinement la vie que nous aurions voulu vivre. Quand Jésus-Christ enseignait qu’on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres, c’est bien cela qu’il suggérait. Pour vivre une vie pleine et entière, nous devons nous exercer à mourir à tout ce qui nous entrave sur notre chemin de vie… Plus nous nous entraînons à mourir au quotidien, plus notre vie devient synonyme de plénitude, et moins nous avons peur de la Grande Mort.

Dans la tradition amérindienne, il est dit qu’au moment de notre mort, nous aurons le privilège de rencontrer le Grand Aigle qui nous soumettra à trois questions fondamentales :
— Qu’as-tu fait de ta Vie ?
— Comment as-tu aimé ?
— À quel œuvre, plus grand que toi, as-tu contribué ?
Lorsque j’ai eu connaissance de ces trois questions, je me suis dit que je ne voulais pas attendre l’heure de ma mort pour commencer à y répondre. Et chaque fois que je dois faire un choix important pour orienter ma vie, je me projette dans le futur, à la veille de ma mort, et je me pose la question suivante : « Si je prends telle orientation maintenant, serai-je satisfait, le jour de ma mort, d’avoir pris cette décision ? »

Concrètement.

L’exercice que je vous suggère, cette fois, ressemble davantage à une méditation qu’à une réflexion intellectuelle. Je vous invite donc à vous visualiser trois jours après votre mort. Vous rencontrez le Grand Aigle et vous entendez les trois questions dans le fond de votre cœur :
— Qu’as-tu fait de ta Vie ?
— Comment as-tu aimé ?
— À quel œuvre, plus grand que toi, as-tu contribué ?

Ensuite, après avoir répondu à ces trois questions, passez en revue :
— Tous les possibles auxquels vous n’avez pas pu renoncer
— Toutes les choses qui vous attachent au passé et à la matière dont vous n’avez pas réussi à vous défaire
— Toutes les relations que vous auriez dû couper depuis longtemps
— Toutes les croyances qui ont limité votre déploiement
— Toutes les images de vous que vous avez voulu maintenir à tout prix
— Toutes les infidélités que vous auriez dû vivre pour être fidèle à vous-même

Saisissez une épée (ça peut être Excalibur, l’épée de Justice du Roi Arthur), et avec l’aide de l’ange lumineux de la mort, coupez, tranchez, tuez tout ce qui doit l’être.

Enfin, choisissez de revenir dans l’incarnation, et engagez-vous à accepter de mourir à tout ce qui est nécessaire pour enfin VIVRE…

En cette période de solstice, je forme le voeu que vous viviez réellement une vie plus gratifiante, plus pleine, plus proche des aspirations de votre âme. Je forme le voeu que vous deveniez capable d’accueillir avec gratitude les côtés sombres et obscurs de votre existence et de votre personnalité. Car ce sont eux qui constituent la matière première à partir de laquelle votre véritable richesse intérieure pourra s’épanouir. Je forme le voeu que votre bilan de fin d’année, mais aussi de fin de cycle et de fin du monde (pour ceux qui y croient – ce n’est pas mon cas) soit porteur de la promesse d’une meilleure vie.

 

 

Nous voici donc arrivée au terme de cette série… Et si vous me lisez en ce moment c’est qu’elle vous a passionné autant que moi…

Comprendre les enjeux de notre vie et le pourquoi de ce qui nous arrive, prendre le temps de faire un arrêt sur notre image, pour avancer plus sereinement , soulager les maux de notre existence c’est aussi ce que je vous propose avec ce blog, mais également de manière plus direct, que vous soyez à côté ou plus éloigné une solution existe…

Je suis à votre écoute pour donner un sens à votre chemin de vie quelque soit votre direction, je souhaite simplement être le lien entre vous et votre destin… En savoir davantage? Vous savez comment me joindre…

Au plaisir de vous lire  ou de vous entendre…

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