Avez – vous des défauts? Si oui c’est génial, avec ce deuxième conseils de Jean-Jacques Crèvecoeur grâce à vos défauts vous allez faire de l’or….

S’enrichir des côtés obscurs de notre vie, telle est la perspective stimulante que nous offre la démarche alchimique. Autrement dit, faire de l’or à partir du plomb. Hier, je vous parlais des ombres dont nous pouvons prendre conscience pour enrichir notre réalité psychique. Carl Gustave Jung disait à ce propos que « la Vie, pour son épanouissement, n’a pas besoin de perfection, mais de plénitude. » Plénitude, dans cette phrase, est à entendre dans une notion de devenir un être plus plein, plus complet, avec plus de facettes… Ne pas privilégier le côté lumineux au détriment du côté obscur. Car nous ne serions, dans ce cas, qu’une moitié d’être humain…

Comme promis, j’aimerais vous suggérer une deuxième manière de devenir l’alchimiste de votre vie, en vous expliquant comment transmuter vos défauts en compétences utiles.

Tout part d’un constat très simple. Avez-vous remarqué que nous ne devons faire aucun effort pour manifester nos défauts ? C’est quelque chose de tout à fait spontané et naturel, n’est-ce pas ? Quelqu’un de curieux ne doit faire aucun effort pour épier longuement ses voisins derrière ses rideaux ! Quelqu’un de bavard ne doit faire aucun effort pour parler pendant des heures. Quelqu’un de paresseux ne doit faire aucun effort pour se reposer et pour remettre à demain ce qu’il devrait faire…

Dans ce sens, on peut dire qu’un défaut, c’est un compétence naturelle que nous possédons déjà ! Le seul problème — et il est de taille —, c’est que si ce défaut prend trop de place, il nous crée beaucoup d’ennuis et de désagréments dans notre vie.

Françoise Kourilsky, une consultante qui fut ma collègue à l’époque où nous étions tous les deux experts auprès du patronat français disait : « Un défaut, c’est une compétence naturelle utilisée dans un contexte inadapté. »

Comme je le montre dans le deuxième atelier du programme de formation, au cœur de chaque défaut se cache une ressource extraordinaire. Le tout est de trouver la manière de le transmuter.

Concrètement.

Dans votre bilan, je vous invite à noter un ou plusieurs défauts qui vous dérangent, que vous considérez comme négatifs ou que les autres considèrent comme négatifs. Ensuite, traduisez ce défaut en une description objective de comportements. Le but de cette traduction est de percevoir quelle compétence naturelle se cache au cœur du défaut. Bien entendu, pour discerner la compétence naturelle, il est impératif que vous suspendiez tout jugement à l’égard de votre défaut !

À présent, cherchez dans quel contexte cette compétence naturelle que vous avez pourrait être utile pour vous et/ou pour votre entourage…

Vous voulez un exemple concret ? Quand j’étais étudiant, j’avais cet énorme défaut de prendre toute la place lorsque je partageais un repas avec des amis, en parlant sans arrêt du début jusqu’à la fin de la soirée… Autant vous dire que je n’étais pas souvent invité au même endroit deux fois. J’aurais pu travailler fort sur moi, pour éliminer ce vilain défaut de ma réalité. Mais la démarche alchimique m’a amené à une autre attitude. J’ai vu à travers ces événements se dessiner une compétence naturelle puissante. C’est comme cela que je suis devenu, quelques années plus tard, un conférencier passionné très à l’aise devant le public. De plus, à présent, les gens me paient pour cela… Dans ce sens, on peut dire que j’ai vraiment opéré un processus alchimique. J’ai fait de l’or à partir d’une « materia prima », d’une matière première apparentée à du plomb, puisque c’était un vilain défaut…

Remarquez qu’une approche thérapeutique classique m’aurait encouragé à « travailler » à la suppression de ce défaut. Me faisant passer et faisant passer le public à côté d’une opportunité en or de bénéficier de mes talents d’orateur… Autrement dit, au cœur de chaque défaut se cache un potentiel qui ne demande qu’à être exploité… À nous de redonner à ce défaut sa juste place. C’est-à-dire une place bien circonscrite. Pas toute la place. UNE place.

Patrick Bürensteinas, un célèbre alchimiste contemporain, disait à ce propos que« pardonner aux ténèbres, c’est donner aux ténèbres leur part… » Depuis que je suis conférencier, il est vrai que j’ai donné à ma compétence sa part, une place particulière, dans un contexte unique. Mais chose étonnante, ce « défaut » n’a plus besoin d’envahir les autres sphères de ma vie. Et lorsque je suis invité à souper chez des amis, à présent, je n’ai plus besoin d’occuper toute la place.

Voilà.
Je vous souhaite une bonne recherche et bonne exploration. Et je vous donne rendez-vous demain pour un troisième conseil pratique pour devenir alchimiste de votre vie.

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