Etre en relation avec les autres est aujourd’hui un véritable besoins que ce soit  par le biais de réseaux sociaux ou de manière direct… Et garder de bons contacts avec nos semblables n’est pas toujours ce qui est le plus facile à réussir…

Voyons ce que nous dit Jean-Jacques Crèvecoeur sur ce sujet;

En janvier 1983, il y a exactement trente ans, je me suis mis à étudier l’origine des problèmes relationnels. Parce que j’y étais moi-même confronté. Quelques années plus tard, je découvrais une réalité impressionnante : ce qui mine la plupart de nos relations, ce sont les jeux de pouvoir relationnels. Il m’a fallu un an pour comprendre la dynamique de ces jeux de pouvoir. Il m’a fallu six années pour chercher comment échapper à ces bombes à retardement relationnelles… Et j’ai fini par trouver des solutions…

À travers ces lignes, je veux vous partager comment transmuter vos difficultés relationnelles en réalisation individuelle.

Le but de ce texte n’est pas de vous apprendre comment repérer et désamorcer les jeux de pouvoir relationnels. Ça, vous aurez l’occasion de l’apprendre prochainement au sein de l’Académie du Pouvoir que je suis en train de mettre sur pied. Mon but, ici, est plus modeste. Je vous rappelle que nous cherchons toujours à transmuter les aspects négatifs de notre vie en quelque chose de plus positif… Rien de plus.

Une fois de plus, partons d’un constat simple. Dans une relation où un jeu de pouvoir existe, on a toujours l’impression que la relation est déséquilibrée. D’un côté, il y a celui qui détient le pouvoir, qui domine. Appelons-le A. De l’autre, il y a celui qui subit le pouvoir, qui est dominé. Appelons-le B. Et on a le sentiment que le dominant (A) a tout le pouvoir et que le dominé (B) n’a aucun pouvoir…

Or, quand on y réfléchit bien, et si on exclut les situations de pouvoir hiérarchique et celles où la force physique est utilisée, pour que A ait du pouvoir sur B, il faut absolument que B donne à A le pouvoir d’avoir du pouvoir sur lui. Autrement dit, il n’est pas possible de manipuler quelqu’un ou de lui faire faire quelque chose si ce quelqu’un n’embarque pas dans le jeu. Comme le disait le philosophe Hegel, dans ses écrits sur la dialectique : « dans le rapport maître – esclave, quand l’esclave meurt, le maître disparaît ».

Découlent de ce constat une mauvaise et une bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle, c’est qu’une victime de manipulation ne pourra plus se plaindre d’être une victime, car dans tous les cas, elle est complice de ce qu’elle subit (même si cette complicité est involontaire ou inconsciente). La bonne nouvelle, c’est que si la victime permet à son manipulateur de la manipuler, du coup, elle a également le pouvoir d’arrêter d’alimenter le jeu de l’autre ! En d’autres termes, B, la victime, sort de sa posture d’impuissance pour retrouver son pouvoir ! Et c’est cela l’alchimie que je vous invite à vivre aujourd’hui.

Concrètement.

Choisissez une situation relationnelle insatisfaisante qui se répète (soit avec la même personne, soit avec des personnes différentes). Au lieu de vous focaliser sur ce que l’autre (ou les autres) a fait et a dit, au lieu de vous plaindre des comportements de l’autre (ou des autres), focalisez-vous sur vos propres comportements. Posez-vous la question suivante : « Qu’est-ce que je fais – qu’est-ce que je ne fais pas – qu’est-ce que je dis – qu’est-ce que je ne dis pas – qui permet à l’autre (aux autres) de maintenir son (leur) comportement à mon égard ? » En d’autres termes, je vous invite à identifier en quoi vous alimentez le jeu de pouvoir de l’autre, en quoi vous l’encouragez, en quoi vous êtes le complice (involontaire et/ou inconscient) de ce que vous subissez !

Une fois que vous avez identifié votre part de responsabilité, je vous invite à reconnaître et à accepter sans jugement ce qui vous rend complice du jeu de pouvoir dont vous vous sentez victime. Une fois que c’est fait, il deviendra très facile pour vous d’identifier les actes que vous pourriez poser et les paroles que vous pourriez prononcer pour ne plus alimenter ce scénario répétitif. Et faisant cela, vous reprenez le pouvoir sur votre propre vie…

Prenons un exemple. Si mes voisins réussissent régulièrement à me faire garder leurs enfants, sans me faire de demande, en faisant du chantage affectif ou en invoquant l’urgence, je pourrais me sentir victime de leurs manipulations. Au lieu de continuer de me plaindre de leurs agissements et de me sentir victime, je pourrais me poser la question centrale ci-dessus pour transmuter une situation de victime en une situation où je reprends le pouvoir sur ma vie. C’est là que je verrai directement ce que je fais ou ne fais pas, ce que je dis ou ne dis pas qui leur permet de continuer leur jeu. Par exemple, je ne dis pas que je n’ai pas envie de garder leurs enfants. Je ne dis pas non plus que je me sens mal à l’aise d’être mis devant le fait accompli. Ce que je fais, c’est que je propose de garder leurs enfants avant qu’ils ne m’en aient fait la demande explicitement. Une fois que j’ai identifié ma part de responsabilité, je pourrai facilement identifier les gestes et les paroles à mettre en œuvre pour désamorcer cette situation…

Au début, cet exercice est un peu difficile, parce que nous avons du mal à regarder nos propres comportements. C’est un peu comme s’il s’agissait d’ombres qui ne sont pas remontées à notre conscience. Mais je vous encourage chaleureusement à vous mettre au travail, avec courage et détermination ! Si ça vous paraît trop ardu, je vous encourage à vous inscrire dès à présent le programme de formation « Devenez l’alchimiste de votre vie ». Ça vous permettra d’aller beaucoup plus loin dans la démarche que je vous propose ici.

En attendant, je vous donne rendez-vous demain pour un sixième conseil pratique pour devenir alchimiste de votre vie.

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