Moi je l’attendais avec curiosité, le voici, le dernier article de Jean-Jacques Crèvecoeur publié dans le magazine « Néosanté » N° 5.

Vous pouvez retrouver son auteur Jean-Jacques Crèvecoeur en cliquant sur ce lien : ici

Pour rappel, Néosanté est un magazine d’excellente qualité qui a le courage de traiter des questions qui sont devenues taboues en matière de santé : la Médecine Nouvelle de Hamer, les approches de décodage biologique, l’imposture de la vaccination et ses dangers, les fraudes scientifiques… Mais au lieu de dénoncer, cette revue se veut constructive. Elle propose aux lecteurs, mois après mois, une vision de plus en plus large des maladies, en leur redonnant un sens, dans la lignée des travaux de la médecine psychosomatique, depuis Groddeck, Henri Laborit et R.G. Hamer.

Dans le numéro précédent de Néosanté, je vous parlais d’une des expériences alimentaires que j’avais menées dans ma quête de l’équilibre au niveau de ma santé, celle de l’instinctothérapie. Parmi les leçons que j’en avais tirées, je citais les conséquences d’une position extrémiste en matière de santé, l’importance de comprendre les symptômes observés dans une approche globale et les fascinantes interrelations qui existent entre le système digestif et le système nerveux… Ce que beaucoup d’entre vous ont retenu, ce sont ces diarrhées vécues pendant les trois premières semaines de cette expérimentation menée en 1985.

Par manque d’espace, j’ai passé sous silence un point capital, trop souvent ignoré par la plupart des thérapeutes pratiquant le décodage biologique ou les approches globales de la santé, y compris les médecins. Ce point concerne la nécessité d’ouvrir nos émonctoires avant d’aider le corps à passer en phase de rééquilibrage. Je m’explique…

Sortir les poubelles du corps, à condition d’ouvrir les portes

Dès le début de cette rubrique, je vous ai proposé cette image simple et concrète des poubelles que le corps a besoin d’évacuer régulièrement pour retrouver son équilibre perdu. Je l’ai déjà dit, cette notion de poubelles permet non seulement de mieux interpréter le sens des symptômes que nous observons lorsque nous sommes malades, mais d’identifier sans ambiguïté dans laquelle des deux phases du processus de guérison nous nous trouvons (éloignement de l’équilibre ou retour à l’équilibre). C’est devenu pour moi un réflexe permanent. Si le corps exprime quelque chose de visible (éruptions, écoulements), de chaud (fièvre, inflammation) et/ou de douloureux (migraines, douleurs fonctionnelles, organiques ou articulaires), je suis à coup sûr dans la phase numéro deux du processus, celle que le docteur Hamer nomme la phase de vagotonie, ou encore phase de réparation…

En énonçant cela, tout semble merveilleusement bien conçu dans la nature. Si le corps s’encrasse, s’il accumule des toxines, il « suffit » qu’il sorte ses poubelles. Tel était le sens de mes diarrhées provoquées par mon expérimentation en instinctothérapie ! Sauf que… Sauf que, dans toute maison qui se respecte, pour sortir les poubelles, il faut d’abord ouvrir la porte. Sinon, le risque bien réel est d’encombrer et d’infester les couloirs et les chambres avec les déchets remis en circulation à l’intérieur. Au niveau du corps, le principe est le même : s’il doit se rééquilibrer, s’il doit évacuer toxines et déchets, ses portes doivent être préalablement bien ouvertes, sous peine de subir un empoisonnement, une intoxication ou des complications sévères pouvant aller parfois jusqu’à la mort. Ces portes, c’est ce qu’on appelle les émonctoires, ces voies d’élimination des déchets dont dispose notre organisme… D’après les naturopathes, le corps dispose de cinq émonctoires principaux : le foie, les intestins, les reins, la peau et les voies respiratoires.

Petit tour d’horizon des émonctoires

Le foie élimine les toxines et les déchets par la bile, les intestins par les substances fécales, les reins par l’urine, la peau par la sueur et le sébum et les voies respiratoires par le CO2 et les glaires. Le foie est sans conteste l’émonctoire le plus important, car non seulement il filtre et élimine les déchets, mais il est capable de neutraliser de nombreuses substances toxiques et cancérigènes. C’est la raison pour laquelle une immense majorité des gens traités en chimiothérapie finit par connaître des problèmes hépatiques. Lorsque le foie est submergé de produits chimiques, il va réagir en se mettant en surrégime et en développant une tumeur pour faire face à l’énormité de la tâche (je reviendrai au détail de ce mécanisme dans une rubrique ultérieure). C’est alors que les médecins déclarent que vous avez des métastases au foie, ignorant complètement que c’est leur traitement qui a déclenché ce nouveau cancer (et non la migration de cellules cancéreuses à travers le sang !). Parmi tous les cancéreux que j’ai rencontrés depuis 1988 (l’année de ma découverte de la Médecine Nouvelle de Hamer), j’ai observé que ceux qui refusaient catégoriquement la chimiothérapie comme traitement n’étaient JAMAIS atteints de métastases du foie. Par contre, parmi ceux qui acceptaient la chimiothérapie, un diagnostic de métastases hépatiques apparaissait dans une proportion non négligeable. Ça devrait nous faire réfléchir, non ?

En ce qui concerne les intestins, nul besoin d’être un grand médecin pour comprendre que les personnes dont le transit intestinal est ralenti ou bloqué jouissent d’un état de santé moins bon. Car la putréfaction et la fermentation qui s’y déroulent contribuent pour une grande part à des phénomènes d’auto-intoxication générateurs d’une multitude de troubles de santé. Quand on sait que les végétariens ont un transit trois fois plus rapide que les consommateurs de viandes, on comprend mieux pourquoi beaucoup de conseillers en alimentation recommandent une nourriture à base de végétaux et de fibres ! Quant à l’importance de boire de l’eau (mais pas n’importe laquelle) pour être en santé, nul besoin d’en faire une grande démonstration…

En ce qui concerne la peau, je tiens à mentionner un fait bien connu des homéopathes. Lorsqu’un enfant manifeste un eczéma (ce qui est assez fréquent chez les enfants de moins de deux ans), on devrait y reconnaître le signe d’un processus de réparation, où le corps tente de sortir ses poubelles par un de ses émonctoires principaux. Au lieu de cela, les pédiatres recommandent souvent l’application de pommades corticoïdes dont ils savent très bien qu’elles ne guérissent pas l’eczéma, mais en diminuent les symptômes. En fait, l’action de la cortisone peut être comparée à l’application de planches clouées en travers de la porte de la maison, pour empêcher les poubelles de sortir. Comment le corps va-t-il réagir ? En trouvant une autre porte de sortie, en l’occurrence les voies respiratoires. C’est ainsi que, très souvent, les éruptions cutanées traitées par la cortisone font place, deux à trois mois plus tard, à l’apparition de problèmes d’asthme persistants. Mais bien sûr, aucun pédiatre ne fait le lien entre la disparition de l’eczéma du bébé et l’apparition de son asthme… Pour l’homéopathe, le remplacement de l’eczéma par l’asthme signe une détérioration de l’état de santé de l’organisme puisque les symptômes respiratoires se manifestent à un endroit plus profond et plus central que les symptômes cutanés. Une fois encore, la logique du corps est implacable : ce qui est toxique doit trouver une porte de sortie, sans quoi son équilibre vital sera tôt ou tard mis en danger.

Ouvrir les émonctoires : une précaution absolument nécessaire

Revenons, à présent, à mon expérience des diarrhées déclenchées par mon expérience de l’instinctothérapie. Par quel miracle n’ai-je pas été empoisonné ou intoxiqué lorsque j’ai effectué ce changement brutal d’alimentation ? Tout simplement parce qu’on nous avait alertés sur la nécessité absolue d’ouvrir nos émonctoires avant d’entamer le processus de nettoyage du corps. C’est la première fois que j’entendais parler d’émonctoires. Mais je n’ai jamais oublié cette notion fondamentale pour prendre soin de mon équilibre.

En instinctothérapie, la recommandation qui nous était faite était de mâcher chaque jour quelques graines de Cassia fistula (appelé également casse, faux séné, faux caroubier ou canéfier), cette plante médicinale originaire d’Asie du Sud et dont les effets sont bien connus depuis des millénaires en médecine ayurvédique. J’ai connu plusieurs pratiquants de l’instinctothérapie qui ont négligé cette précaution essentielle. Après quelques jours, certains se couvrirent d’eczéma tandis que d’autres connurent des problèmes respiratoires. Tous se plaignaient de maux de tête violents et de troubles de la vue. Quand on connaît la fonction des émonctoires, l’interprétation de tels symptômes devient très aisée, même sans aucune formation médicale.

Lorsqu’on cherche à se guérir par une approche naturelle d’une maladie grave comme le cancer, on imagine aisément l’importance et la quantité des poubelles qui devront être évacuées pour ramener le corps à l’équilibre. Malheureusement, la plupart des thérapeutes formés à la Médecine Nouvelle et au décodage biologique ignorent la nécessité d’ouvrir les émonctoires avant de déclencher la phase de réparation. Ce qui entraîne souvent des conséquences catastrophiques pour les malades. Le mois prochain, je vous indiquerai comment ouvrir les émonctoires en faisant le tour des différentes techniques que j’ai expérimentées personnellement. Un rendez-vous à ne pas manquer !

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