Voici le dernier article de Jean-Jacques Crèvecoeur publié dans le magazine « Néosanté » N° 4.

Vous pouvez retrouver son auteur Jean-Jacques Crèvecoeur en cliquant sur ce lien : ici   

 

Pour rappel, Néosanté est un magazine d’excellente qualité qui a le courage de traiter des questions qui sont devenues taboues en matière de santé : la Médecine Nouvelle de Hamer, les approches de décodage biologique, l’imposture de la vaccination et ses dangers, les fraudes scientifiques… Mais au lieu de dénoncer, cette revue se veut constructive. Elle propose aux lecteurs, mois après mois, une vision de plus en plus large des maladies, en leur redonnant un sens, dans la lignée des travaux de la médecine psychosomatique, depuis Groddeck, Henri Laborit et R.G. Hamer.

 

Dans le numéro deux de Néosanté, je vous partageais le cadeau qu’André, mon homéopathe, me fit en me disant : « Si vous ne changez rien à vos habitudes de vie sur le plan alimentaire, sur le plan émotionnel, sur le plan relationnel, si vous ne travaillez pas à vous assouplir physiquement et mentalement, vous retomberez malade. Je vous ai aidé. À vous de prendre le relais, à présent, pour garder cet équilibre retrouvé… » C’était en octobre 1984. J’avais 23 ans. Et pour la première fois de ma vie, je prenais conscience que je pouvais jouer un rôle central dans le maintien de mon équilibre et de ma santé. Jusqu’alors, j’avais hérité de la croyance bien ancrée à cette époque que la maladie était une fatalité et la santé une question de chance. D’ailleurs, au premier jour de l’an, n’est-ce pas ce qu’on se souhaite le plus souvent : « Bonne année et surtout, une bonne santé ! » ? Comme si l’état de santé de notre organisme était aussi imprévisible et incontrôlable que ne le serait la météo des douze mois à venir…

Étant donné les années de souffrance que j’avais endurées à cause de ma sinusite chronique, j’étais déterminé à changer des choses dans ma vie. Mais par où commencer ? J’avais l’impression d’être devant un chantier énorme, sans planification ni mode d’emploi. Je choisis donc de commencer par explorer l’impact qu’un changement d’alimentation pourrait avoir sur ma santé.

Les querelles de chapelles alimentaires

En bon universitaire que je suis, mon premier réflexe est d’entrer dans une librairie pour aller chercher le savoir et la connaissance qui me font défaut. Sur les conseils de ma libraire, j’achète une petite dizaine de livres consacrés à l’alimentation saine. On y parle d’alimentation vivante, végétarienne, végétalienne, lacto-ovo-végétalienne, de méthode Kousmine, d’alimentation sans céréales, avec céréales, sans produit laitier, avec produit laitier, de jeûne, de cure de raisins, de cure de jus de légumes, d’urinothérapie, et j’en passe… Certains auteurs recommandent de manger de la viande tandis que d’autres la bannissent… Idem pour les céréales dont certains prétendent qu’elles sont toxiques pour le système nerveux alors que d’autres en font la base de leur régime… Plus j’avance dans mes lectures, plus je me sens perdu et désorienté. En effet, à en croire chaque auteur, son approche et sa conception en matière d’alimentation est non seulement vraie, mais en plus la seule à détenir la clé de la santé parfaite.

Plutôt que de me perdre dans ce qui m’apparaît de plus en plus comme des guerres de religion, je décide d’expérimenter sur moi différentes approches pendant une durée suffisamment longue pour pouvoir en tirer des enseignements. En commençant mon expérience, je n’ai aucun a priori. J’adopte l’attitude que tous les scientifiques devraient avoir : celle du doute systématique. Il ne s’agit pas pour moi d’entrer dans une nouvelle religion ou dans une nouvelle croyance. Il s’agit simplement de changer une habitude alimentaire, d’observer sans jugement l’impact de ce changement, d’essayer de comprendre mes observations, d’en tirer des enseignements et de choisir d’adopter ou non ce nouveau mode alimentaire…

L’instinctothérapie : une expérience riche en enseignements

Ma première expérience se tourne vers une approche que je trouve séduisante : l’instinctothérapie. Mise au point par un physicien suisse, Guy-Claude Burger, ce mode d’alimentation part d’une observation simple et d’une hypothèse logique.

L’observation : lorsqu’un animal est malade, il ira chercher dans la nature les herbes et les plantes dont il a besoin pour se guérir. Nul besoin d’herboriste pour ce faire. C’est son instinct qui le guidera vers le remède approprié.

L’hypothèse : étant donné que la génétique a besoin de millions d’années pour évoluer et s’adapter, l’instinct ne peut fonctionner qu’avec des aliments qu’on retrouve tels quels dans la nature depuis très longtemps. D’après Burger, impossible donc que notre instinct nous guide vers une mousse au chocolat ou des croissants au beurre ! En instinctothérapie, on mange tous les aliments crus, non coupés, non broyés, non mélangés, non assaisonnés, qu’il s’agisse de noix, de fruits et de légumes, ou de viandes et de poissons…

Dès le deuxième jour de mon expérience, des diarrhées abondantes se déclenchent et vont se poursuivre pendant vingt jours ! Le vingt-et-unième jour, sans avoir changé quoi que ce soit à mon mode alimentaire, mes intestins se calment et ne se manifesteront plus jamais de la sorte par la suite. Ma balance, par contre, indique une perte de poids de onze kilos en trois semaines. Pendant les cinq mois d’expérience qui suivront, mon poids se stabilise et les changements majeurs que j’éprouve sont plutôt d’ordre psychique et énergétique : dès le réveil, je jouis d’une clarté et d’une limpidité d’esprit jamais connues auparavant (ni par la suite d’ailleurs). C’est à partir de cette époque que différentes facultés dites paranormales se déploient en moi : intuition, prémonition, télépathie deviennent désormais mon état normal. Je n’expérimente aucune baisse énergétique tout au long de mes longues journées. Et, à ma grande surprise, ma sexualité se débarrasse de tous son cortège de phantasmes parasites pour devenir simple, naturelle et épanouissante.

Malgré tout cela, je décide de mettre fin à l’expérience, six mois après l’avoir commencée. Car au fil des mois, je me suis attiré les foudres et les critiques d’un nombre croissant d’amis et de connaissances. Moi qui voulais éviter cela, je me retrouvais à l’origine d’une nouvelle guerre de religion… Par ailleurs, au fil des mois, des obsessions alimentaires sont devenues de plus en plus présentes, rendant l’expérience émotionnellement très éprouvante…

Les leçons que j’en ai tirées…

Première leçon : une expérience extrémiste en matière d’alimentation crée toujours des déséquilibres qui finiront par détruire les bénéfices initiaux recherchés et obtenus. Je l’ai expérimenté pour tous les régimes que j’ai testés : dès que je recherche la perfection, je crée des tensions à l’intérieur et à l’extérieur de moi qui dégradent ma qualité de vie plutôt que de l’améliorer. J’ai observé cela également chez ces personnes atteintes de maladies qui cherchent tellement à accomplir parfaitement les recommandations de leurs thérapeutes qu’elles finissent par en mourir… Ne dit-on pas que le mieux est l’ennemi du bien ?

Deuxième leçon : il est important de comprendre les symptômes plutôt que de les juger négativement. Lorsque mes diarrhées se sont déclenchées, j’aurais pu conclure (comme beaucoup de personnes le font) : « manger des crudités, c’est mauvais pour la santé, puisque ça déclenche des problèmes intestinaux ». Par chance, j’avais déjà compris à l’époque que chaque fois que le corps sort ses poubelles (même si ce n’est pas agréable), il met en place un processus où il retrouve son équilibre… En réalité, pour moi, manger tout cru et à l’instinct a donné à mon corps l’opportunité d’enfin se débarrasser des toxines accumulées au fil des ans. Dès que ce processus s’est terminé, manger cru n’a plus jamais (pendant cette période) provoqué les mêmes symptômes… D’où l’importance de toujours chercher à comprendre !

Troisième leçon : le système digestif et le système nerveux sont beaucoup plus intimement reliés qu’on ne le pense habituellement et qu’on ne l’enseigne aux médecins. C’est comme si l’alimentation avait le pouvoir de parasiter jusqu’au fonctionnement même de notre cerveau et de notre système nerveux. Autrement dit, plus nous ingérons — via notre alimentation — des toxines, des additifs, des colorants, des pesticides, des hormones, des nitrates, des métaux lourds, plus les facultés naturelles de notre cerveau et de notre système nerveux en sont affectées.

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